Chercheur, urbaniste et artiste

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Je travaille sur la ville comme scène d’existence politique, afin d’interroger la manière dont les subjectivités apparaissent et cohabitent dans les lieux urbains. La ville est un lieu d’apparition, d’hospitalité et de conflit — un espace où les vies se croisent, se révèlent, s’affrontent parfois, mais finissent par se tenir ensemble.

Mon travail explore cette tension à travers deux gestes complémentaires, qui composent une même recherche sur ce que signifie habiter un monde abîmé mais encore habitable :
- Formuler une géopoétique de l’urbain et  la condenser dans des formes sensibles (oeuvres) ;
- Mettre cette pensée à l’épreuve des lieux (polis et praxis)
;

J’explore la géopoétique comme théorie-pratique du lien entre l’humain et la ville — une interrogation sur la manière dont les lieux, les saisons et les formes urbaines révèlent notre rapport au monde, souvent rompu, parfois réinventé. Ce n’est pas une esthétique, mais une méthode qui engage le geste comme outil de connaissance. 

À travers les projets, les résidences et les publications, cette démarche interroge les conditions d’une présence habitante : penser et faire la ville non comme un système à planifier, mais comme une scène vivante, traversée de récits, de tensions et d’hospitalités possibles.
Elle développe une stratégie urbaine transversale, à la croisée de la recherche, du projet et de la création — une manière de transformer la ville par la connaissance, l’imaginaire et l’action collective.





Anthropocène : habiter un monde abîmé L’Anthropocène impose une bascule.
Nous ne vivons plus dans une nature extérieure, mais dans un monde dont nous percevons désormais les limites et la fragilité.

Habiter à l’ère de l’Anthropocène, c’est reconnaître que la ville participe de cette vulnérabilité : elle concentre les crises écologiques, sociales et symboliques.
Mais elle demeure aussi un laboratoire de résistance, un lieu d’invention du commun.

La question n’est plus seulement celle de la durabilité, mais celle de la dignité : comment rendre le monde à nouveau habitable, sensible, partageable ?

C’est dans cette perspective que je parle d’une géopoétique de l’urbain : une manière d’écrire et de penser la ville à partir des formes de vie qui la traversent, des gestes qui la transforment, des fragilités qu’elle révèle.


Articles

« The City of Summer : Phenomenogical geography and urban identity in the face of climate change », CITAA 2025, University of Cagliari.

« L’urbanisme culturel : une nouvelle approche de la ville », Causes Communes, Genève, 2024.

« Pour un centre-ville tourné vers le futur », Causes Communes, 2021.

« Le droit à la ville intelligente», Causes Communes, 2017.

Contributions et conférences

« Concevoir aujourd’hui : le rôle des coopératives », Les Rendez-vous de l’urbanisme, Genève, 2024.

« Manifeste mondial de l’Anthropocène », École urbaine de Lyon, 2021.

« Production of the City and inhabitants roles”, #xcol-event_3, Madrid, 2015.

Travaux à paraître

« Nous habitons des dessous de parasols », manuscrit en préparation.





Existence politique : apparaître ensemble Exister politiquement, c’est apparaître.
La ville n’est pas seulement un espace bâti ; c’est une scène où les vies se révèlent, s’affirment, s’opposent.
Cette apparition n’est jamais neutre : elle dépend des régimes de visibilité, des rapports de pouvoir, des seuils qui séparent l’intérieur du dehors.

Penser la ville comme scène d’existence politique, c’est interroger les conditions de cette apparition : qui peut prendre place ? qui reste invisible ? comment un lieu permet-il à chacun d’exister aux yeux des autres ?

L’enjeu n’est pas de produire un consensus, mais d’accueillir la friction comme principe vital du politique.
La ville, dans sa conflictualité même, devient alors le lieu d’un apprentissage collectif : celui d’habiter ensemble sans effacer nos différences.


Articles et ouvrages

« Géographie de la vie politique en lien avec la fabrique urbaine : le risque de la saturation », in Saturations, Éditions Elya, Paris, 2020.

« Le droit à la ville : un concept émancipateur ? », Métropolitiques, décembre 2019.

L’exercice du droit à la ville, Éditions Metispresses, Genève, 2018.

« Mouvement depuis le bas : les espaces périurbains comme cadre d’opportunité », International Urban Development Association, Vaux-en-Velin, 2012.

Chapitres et contributions

« Quand la démocratie suisse fait office de catalyseur », in Construire plus vite la ville durable, Éditions Eyrolles, 2021.

« Ville et politique », conférence invitée, HEAI-FR, 2024.

Conférences et colloques

Mobilité, aménagement : faire la ville est politique, Université d’été du Parti socialiste, 
Genève 2024

« La participation en urbanisme par le biais d’un festival », The Narrative Making of the City, Université de Genève, 2023.

Faire la ville est un acte politique, 
Forum Bâtir et planifier, SIA Vaud 
Renens, 2021

L’organisation des villes, 
Radio Télévision Suisse – émission Tribu, 
Lausanne, 2019

« Une production urbaine ouverte à tous ? », colloque Vers une nouvelle citoyenneté urbaine ?, Université de Lyon, 2017.




Lieux : hospitalité et seuils  J’emploie le mot lieu plutôt qu’« espace ».
Le lieu est un espace vécu, traversé par des usages, des récits, des attachements.
Il engage une relation, une expérience d’hospitalité : celle que l’on offre, celle que l’on reçoit, celle que l’on refuse.

Habiter un lieu, c’est en éprouver les seuils : ces points de contact où se rejouent la possibilité de l’accueil ou de l’exclusion.
Chaque projet urbain, chaque geste d’aménagement, engage une éthique du lieu : il décide de ce qui entre, de ce qui reste dehors, de ce qui peut advenir.

La ville n’est donc pas un décor ; elle est un milieu d’apparition, une géographie du sensible et du politique.
Penser les lieux, c’est ouvrir un champ de responsabilité : celui d’une hospitalité concrète, située, jamais acquise.


Articles

« L’ouroboros de la participation », Espazium, 2024.

« Le Code de la rue, bien plus qu’une histoire de mobilité urbaine », AOC, 2023.

« Fabrique urbaine et participation : pléonasme contemporain », Collage (FSU), 2018.

«  DSMY14 process », in Construir en colectivo. Manual de participación en arquitectura y urbanismo, Pol·len, Barcelone, 2016.

Donner la parole aux habitants, 
Commune Suisse, n°5, 
Suisse, 2016

Vices et vertus de la culture de la participation, Revue Habitations, 
Suisse, 2016  

Chapitres et contributions

« Réapprendre à pratiquer la ville » et « Discussion de clôture avec Thierry Paquot », in Actes de la 52e école urbaine de l’ARAU, Bruxelles, 2022.

« Comment créer de nouvelles villes ? », in Villes et créativité, dir. S. Cattacin & F. Gamba, Éditions Seismo, 2023.

«  Powers movement in the city », STUDIO magazine (Milano), 2014.

Conférences et colloques

« L’espace du public », Joint Master of Arts en Architecture, HEPIA, 2023.

Forum Territoires, 
Hi-Flow 
Geneva, 2022

« La participation en urbanisme : appréhender la complexité », Master en développement urbain, UNIGE / HES-SO Genève, 2022.

« Innovation des processus participatifs en urbanisme », Séminaire InCite, UNIGE, 2018.










Last Updated 20.10.2025


Matthias Lecoq
Ville  —  polis et praxis
Oeuvres — géopoétique et présence


VERS UNE Nouvelle grammaire de la ville —
Fondation WRP, 2026

du 6 au 26 février 2026

Vers une nouvelle grammaire de la ville est un projet artistique et de recherche qui interroge la ville contemporaine comme un milieu d’existence, un cadre de subjectivation et d’apparition.

La ville est ici envisagée comme le lieu potentiel d’une naissance — non au sens intime ou mystique, mais politique. Apparaître parmi les autres, initier quelque chose, prendre part à un monde commun. L’espace n’est pas un simple décor : il participe activement à ce que nous pouvons devenir.

L’exposition travaille sur les langages, les cadres de perception et les megastructures à partir desquels la ville est pensée et vécue. La « grammaire » évoquée ici n’est ni stylistique ni normative : elle désigne un ensemble de relations, de rythmes et de tensions qui conditionnent notre manière d’habiter, d’agir et de faire monde.  









L’Été — Galerie RUINE, 2025Présentée à la Galerie RUINE en février 2025, cette exposition a réunit deux séries : Le temps et l’espace de la réalisation de soi et L’Été, la seule saison possible si les autres continuent à exister.

Il s’agit d’aborder l’été comme philosophie de la présence, un état du monde où la lumière, le désir et le corps deviennent des vecteurs de production d’une ville habitable dans l’anthropocène.

Entre photographie, texte et installation, L’Été invite à penser la saison non comme une parenthèse, mais comme une manière d’être au monde : ouverte, hospitalière, profondément politique.

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Portraits de ville — Série de peintures
Portraits de ville poursuit l’étude de la subjectivité urbaine à travers la peinture. C’est une réflexion sur la réciprocité du regard : qui façonne qui, entre la ville et celles et ceux qui la construisent, la traversent, la rêvent?

Chaque toile devient un visage de la ville : non pas une représentation architecturale, mais une tentative de saisir la tension entre anonymat et apparition. Les formes y surgissent comme des traces d’habiter, des silhouettes de lieux en friction — une géographie du sensible plus qu’un paysage.

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La plage des autres — rio de janeiro, 2023 Réalisée à Rio de Janeiro, cette série met en scène la plage comme espace de travail, d’assujettissement et de coexistence, en contraste avec son image d’idéal tropical.
Lieu de liberté apparente, la plage révèle une autre réalité : celle de l’économie informelle et des corps qui s’y épuisent.

Les images saisissent celles et ceux qui vivent de leurs ventes — boissons, maillots, glaces, souvenirs —, figures discrètes mais essentielles d’un territoire en tension entre plaisir et survie, entre loisir et nécessité.
Ici, le sable devient marché, la lumière devient charge, le soleil devient travail.

La plage des autres interroge ainsi l’idée même d’un été partagé : qui profite de la lumière ? qui la porte ? qui la subit ?

Au-delà de la photographie documentaire, ce projet propose une lecture politique du sensible : celle d’un espace commun où la présence des uns repose sur l’effacement des autres, et où la beauté du lieu n’efface pas sa conflictualité.

























Matthias Lecoq
Recherche, art et stratégies urbaines

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Je travaille sur la ville comme scène d’existence politique, afin d’interroger la manière dont les subjectivités apparaissent et cohabitent dans les lieux urbains. La ville est un lieu d’apparition, d’hospitalité et de conflit — un espace où les vies se croisent, se révèlent, s’affrontent parfois, mais finissent par se tenir ensemble.

Mon travail explore cette tension à travers deux gestes complémentaires, qui composent une même recherche sur ce que signifie habiter un monde abîmé mais encore habitable :
- Formuler une géopoétique de l’urbain et  la condenser dans des formes sensibles (oeuvres) ;
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J’explore la géopoétique comme théorie-pratique du lien entre l’humain et la ville — une interrogation sur la manière dont les lieux, les saisons et les formes urbaines révèlent notre rapport au monde, souvent rompu, parfois réinventé. Ce n’est pas une esthétique, mais une méthode qui engage le geste comme outil de connaissance. 




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